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Vue de la plage Vainahō et du Fort Collet, Taiohaè, Nukuhiva. René Gillotin, 1844.

Leçon 1 : Les salutations – Te tau kāòha

Écrit par

livre petit prince3

1) - Le mot « kāòha » (= saluer, salut ; affection, pitié ; cadeau) s’échange lors des rencontres. Il peut s’utiliser le matin, i te pōpōuì ; l’après-midi, i te oatea ; le soir, i te ahiahi.

2) - On dit aussi : « Kāòha nui ! kāòha òe ! / Grand bonjour ! bonjour à toi ! » pour une personne seule, et « Kāòha nui tātou paotū ! /Grand bonjour à nous tous ! » pour saluer un groupe.

3) - Traditionnellement, au lieu de « Kāòha », on entend souvent les questions : « Pēhea òe ? », « E hee òe i hea ? » qui signifient toutes deux « Où vas-tu ? » ; la réponse dépendra de la destination. On peut aussi demander : « Ahii aè ? », « E aha te tekao hou ? /Quoi de neuf ? » ou bien « E aha to òe hakatu ? /Quel est ton état ? Comment vas-tu ? ».

4) - À cette dernière question, on répond généralement :

- Mea meitaì au /Je vais bien.

- Mea meitaì oko au /Je vais très bien.

Si l’on ne va pas bien, on peut répondre :

- Aè meitaì /Pas bien.

5) - Pour retourner la question, on peut dire :

- E òe, mea meitaì ? /Et toi, tu vas bien ?

- E òe, e aha to òe hakatu ? /Et toi, quel est ton état = comment vas-tu ?

6) - Le pronom personnel masculin ET féminin (il/elle) est « īa »avec lequel on peut demander des nouvelles d’une tierce personne.

- E aha te hakatu o to òe motua ? /Quel est l’état de ton père.

- E aha to īa hakatu ? / Quel est son état ?

- Mea meitaì īa. / Il va bien.

 

Tableau des pronoms personnels

On utilise les mêmes formes pour remplacer les sujets et les compléments sauf pour « au/je, moi » ; il n’y a pas de différence de genre ; les pronoms servent aussi à exprimer l’appartenance.

Nombres

Singulier

Duel = 2 personnes

Pluriel = 3 pers. et +

Personnes

au : sujet/compl.

ù : tjs complém.

Inclusif*

Exclusif*

Inclusif*

Exclusif*

1ère

tāua

māua

tātou

mātou

2ème

òe

koùa

ôtou

3ème

īa

âua

âtou

* Inclusif ou exclusif de l’interlocuteur.

Traduction des pronoms : au, ù = je, moi ; òe = tu, toi ;  īa = il, elle, lui ; tāua = nous deux, ici présents ; māua = nous deux (moi et quelqu'un d'autre mais pas toi à qui je parle) ;  koùa = vous deux ; âua = eux/elles deux ; tātou = nous ici, nous tous, nous en général ; mātou = nous (un groupe défini) mais pas vous à qui nous parlons ; ôtou = vous, pluriel ; âtou = ils, elles, eux.

Vocabulaire

« Non » se dit : « Àòè » ; « Si » se dit : « Oia ».

Remerciements : Traditionnellement, et encore de nos jours, il n’y avait pas de mot pour dire « merci » aux Marquises. Bien que la notion de gratitude ait toujours été présente dans l’esprit et la langue, elle ne s’exprimait pas par un simple mot. L’échange de cadeaux était une tradition tellement forte qu’on était toujours redevable envers quelqu’un. Recevoir était donc un acte naturel et attendu, nul besoin de remercier.

Cette apparente lacune, inacceptable aux étrangers, a provoqué le détournement de l’expression « Koù ta ù e haahua ia òe / Puissé-je te le rendre un jour » pour n’en conserver que « koùtaù ».

Beaucoup de Marquisiens ne reconnaissent pas cette nouveauté et préfèrent utiliser « Vaièi nui » (= grande générosité) ou bien alors « Meitaì nui » qui permet de créer la forme « haameitaì / remercier », alors qu’avec « koùtaù », on obtient/ obtiendrait le barbarisme « haakoùtaù » qui porte à sourire.

Néanmoins, l’usage faisant loi, « koùtaù nui », souvent simplifié en « koutau » ou en « koù », s’utilise de plus en plus fréquemment, même si au sud, on préfère « meitaì nui » et « vaièi nui ».

Cliquer sur ce lien pour lire l'article de Jacques Iakopo Pelleau relatant l'historique du mot koùtaù...

 

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